La rencontre
- anne morize
- 3 janv.
- 1 min de lecture

J'ai installé mon histoire dans cette petite maison qui m'ouvrait timidement sa porte.
Passé le seuil d'une petite verrière vétuste, une cuisine où des vestiges du passé nettoyés et nouvellement agencés côtoyaient quelque passoire et autre horloge de nos affaires qui avaient harmonieusement trouvées leur place dans leur nouvelle demeure.
Une chambre que nous avions entièrement retapée et dont l'un des murs blancs laissait belle place à une armature en chêne, les rideaux d'une lumineuse blancheur déposant leur traine sur un sol en coco râpeux.
Un salon, débarrassé de son ancien mobilier, hormis ce vieux canapé usé que j'avais recouvert d'un plaid gris trop court et de quelques coussins, agencé pour que la petite table et sa toile cirée rayée de rouge et de blanc prenne place sous la grande et fluette fenêtre donnant sur un jardin entouré de hauts murs en pierres noircies.
Dans l'ombre de ma vie, le silence de la maison m'offrait un espace de solitude et de liberté, un cocon modeste pour soigner mes blessures.







